Les baignades lacustres à Villeneuve
La baignade lacustre à Villeneuve n’a guère laissé de traces tangibles avant le début du XXe siècle et le dessein des baigneurs a évolué selon les époques.
« Cabine de bain » du docteur Robert Gondoux construite au bord du lac vers 1900. (Photo Philippe Narbel, collection Maurice Margot)
À la fin du XIXe siècle, la baignade était règlementée par les autorités communales de Villeneuve qui fixaient des emplacements précis et séparés où les hommes et les femmes pouvaient se baigner. Le « Bain des dames » se trouvait au nord de la Tinière et était encore utilisé dans les années 1930.
Avant l’introduction de l’eau courante dans les habitations, dès 1903, le but a pu être de se laver. Cela semble être confirmé par l’interdiction de se baigner au bord du lac devant les maisons habitées en 1932. À la même époque, des bains publics existaient aussi en ville, au no 28 de la Grand-Rue.
Avec l’apparition des piscines de plein air comme le Montreux-Plage (1927), c’est le plaisir de la baignade, du sport et la découverte des bienfaits pour la santé qui prévalent.
C’est cette motivation qui est à l’origine de la construction, par le docteur Robert Gondoux, de la « cabine de bain » entre 1898 et 1904.
(Collection Michèle Grote)
Vue avant 1906 (Collection Michèle Grote)
Ce modeste pavillon en bois, précédé d’un balcon jouissant d’une vue imprenable sur le lac, a été démoli vers 1918 lors de l’approfondissement de l’Eau-Froide. Il constituait une dépendance du « Château » situé au no 91 de la Grand-Rue, dont le docteur était propriétaire depuis 1896.