Les rives du lac avant 1872, une métamorphose en cours

Par Michèle Grote, archiviste communale

Durant le premier quart du 19e siècle, le port de Villeneuve, lieu important de transbordement des marchandises à l’extrémité du lac Léman, s’étend sur toute la longueur de la ville. Le bord du lac est alors entièrement occupé par des dépôts de matériaux (gypse, bois, pierres, sel, etc.).

Vue des rives du lac entre 1860 et 1872
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11

Vue des rives du lac entre 1860 et 1872 (Collection République de la Calabre, Villeneuve)

Dès 1828, la ville est desservie de façon régulière par les bateaux à vapeur amenant les touristes. En conséquence, le bourg, qui était centré depuis le Moyen Age sur sa Grand-Rue, se tourne progressivement vers le lac. On voit ainsi apparaître les premiers établissements publics au bord du lac dès 1830.

1. Fours à chaux : de l’usine de Tinière construits par François Monnerat dès 1857.
2. Clocher : de l’église St-Paul.
3. Hangar : de Louis Nicolet, remplacé par le restaurant d’été de l’hôtel du Raisin en 1935.
4. Café des Artilleurs : pinte ouverte en 1830. Rebaptisée « Au Vieux-Pêcheur » en 1950.
5. Hôtel du Port : créé en 1846. Agrandissement et nouvelle façade en 1906 (arch. Louis Boët).
6. Nouvelle douane : édifiée en 1837 pour remplacer les anciennes halles.
7. Magasin des sels : établi en 1710 par les Bernois pour abriter le sel de Bex.
8. Premier débarcadère : bâti en 1853. Dédoublé en 1880 par le débarcadère actuel.
9. Bâtiment : ayant remplacé l'ancien hangar du bateau l'Aigle.
10. Bâtiment : ayant remplacé l'ancien hangar de l'Helvétie (vers 1837).
11. Maison Jean-David Glappey : édifiée vers 1852 près de l’embouchure de l’Eau-Froide.